En 2026, repenser la manière dont on construit un marronnier social media devient nécessaire. S’appuyer principalement sur des journées mondiales anecdotiques montre aujourd’hui ses limites. Le marronnier ne peut plus être envisagé comme un simple calendrier de prises de parole. Il gagne à être conçu comme un outil de pilotage éditorial, au service du positionnement et de l’engagement de votre marque sur le long terme.
Le marronnier social media classique est un problème de fond.
Pendant des années, le marronnier a servi à remplir : remplir des feeds, remplir des plannings, rassurer des équipes. Résultat : des marques interchangeables, des contenus sans fond, une baisse structurelle de l’attention. Aujourd’hui les plateformes ont évolué et les audiences aussi.
Les algorithmes (et les consommateurs) favorisent désormais la pertinence perçue, la rétention, la réaction émotionnelle réelle. Pas la présence mécanique. Publier pour exister n’est plus suffisant. Publier sans raison claire peut devenir visible… mais négativement.
Social first, ça veut aussi dire sens first.
Une approche social first impose une règle simple : chaque contenu doit mériter sa place dans le feed, et le marronnier traditionnel ne respecte pas cette règle. Les audiences ne réagissent plus à une journée mondiale du pop-corn ou de la gentillesse, à un message générique ou à une activation sans enjeu. Elles réagissent à une prise de position lisible, un angle utile ou qui éclaire un lien clair entre la marque et le sujet. Le marronnier n’est plus un prétexte créatif. C’est un révélateur de cohérence.
Le vrai rôle du calendrier social media en 2026 : structurer la vision éditoriale
Un marronnier performant ne répond plus à la question : « Qu’est-ce qu’on publie ce mois-ci ? » Il répond à « Qu'est-ce que la marque défend, ou transforme dans la durée ? » À ce moment-là, il devient un cadre de narration annuelle, un outil de hiérarchisation des sujets, un filtre de légitimité. Pour faire simple, choisissez la qualité plutôt que la quantité. Moins de dates, plus de sens. Moins de bruit mais plus d’impact.
Quelles dates clés ont encore un intérêt pour votre stratégie Social Media ?
La réponse est simple : les dates à fort enjeu, mais surtout les dates qui ont un sens pour votre marque.
Inclusion, égalité, santé mentale, environnement, travail, éducation… Assumez une position. Montrez une action réelle ou une expertise. Sans angle, pas de contenu. Mettez en avant les moments clés de l’écosystème de la marque, l’évolution de marché, les tendances métiers, la pédagogie et le décryptage. C’est là que votre marque peut devenir une référence, et pas participante. Il faut toujours retenir une chose importante : le marronnier le plus fort est souvent celui que la marque crée elle-même, qui a du sens pour elle et l’audience qui consomme le contenu.
Notre parti pris sur les calendriers Social Media
Une marque n’a pas vocation à parler de tout, une bonne stratégie social media accepte le silence quand elle n’a rien d’utile à dire. En 2026, les marques qui émergeront ne seront pas les plus présentes. Ce seront les plus cohérentes, celles qui auront transformé leur marronnier en manifeste éditorial. Le reste continuera de célébrer la journée mondiale du pop-corn :Hors feed, hors sujet, hors jeu.
“Les marronniers doivent être l’opportunité pour une marque de s’interroger sur ses terrains d’expression et de s’éditorialiser pour émerger face au flux de contenu qui se bataille une place dans les algorithmes. Les occasions manquées doivent aider à construire la présence éditoriale de demain pour se mettre au service des intérêts des audiences. Investir des territoires d’expression, ce n’est pas seulement l’occasion d’exposer la fonctionnalité d’un produit ou de donner du corps à une philosophie. C’est se donner les moyens d’être une référence au-delà de son propre secteur.” Fabio Lazzetta, Directeur Social Media





